Home Actualité Corum L’épargne : résultat 2025 et perspectives

Corum L’épargne : résultat 2025 et perspectives

0

CORUM L’Épargne : résultats 2025 et perspectives d’avenir

En 2025, CORUM L’Épargne franchit une étape importante dans son développement, avec des résultats financiers solides, une collecte record et des perspectives qui confirment la pertinence de sa stratégie d’investissement dans un contexte économique incertain.

image

On observe actuellement un niveau d’épargne très élevé chez les ménages, mais avec une répartition et des arbitrages qui évoluent. Le Livret A est en recul, principalement à cause de la baisse de sa rémunération à 1,5 %, ce qui le rend moins attractif face à l’inflation et aux autres opportunités de placement.

Aujourd’hui, l’épargne est répartie de manière assez équilibrée : environ un tiers reste sur les comptes courants, un tiers est placé en assurance-vie, et le dernier tiers est investi dans le reste des placements financiers (actions, immobilier indirect, etc.).

image

Dans ce contexte, certains actifs se distinguent fortement. L’or a quasiment doublé de valeur en un an, confirmant son rôle de valeur refuge en période d’incertitude économique et géopolitique. À l’inverse, les marchés actions liés à l’IA semblent survalorisés selon Frédéric Puzin, avec des niveaux de valorisation très élevés : un PER d’environ 70 pour les “7 magnifiques” et jusqu’à 270 pour Tesla, ce qui pose clairement la question d’un risque de bulle.

Du côté des cryptomonnaies, la volatilité reste extrême. Le Bitcoin illustre bien cette instabilité, avec des variations spectaculaires passant par exemple de 125 000 $ à 80 000 $, rappelant que ces actifs restent très spéculatifs et réservés à des investisseurs capables d’assumer de fortes fluctuations.

Le groupe Corum L’Epargne aujourd’hui

CORUM L’Épargne annonce avoir atteint 9,6 milliards d’euros d’épargne sous gestion fin 2025, grâce à une collecte annuelle de 1,6 milliard d’euros malgré un environnement économique difficile marqué par des taux d’intérêt élevés et une volatilité des marchés.

image

Cette performance s’appuie sur la confiance de 152 000 épargnants, dont 26 000 nouveaux clients en une seule année, signe que la stratégie mise en place par le groupe séduit même dans un climat de prudence.

L’obligataire chez Corum

Après plusieurs années très contrastées, le marché obligataire semble être entré dans une phase de normalisation.

  • 2022 a été une année très négative, marquée par la remontée brutale des taux d’intérêt, provoquant une chute historique de la valeur des obligations.
  • 2023 a au contraire été très positive, avec un fort rebond technique lié à la stabilisation des taux et au retour de rendements attractifs.
  • 2024 a constitué une année de normalisation, avec des performances plus modérées et moins volatiles.
  • 2025 s’inscrit pour l’instant dans la moyenne historique, confirmant le retour à un comportement plus classique de cette classe d’actifs.
image

Un événement notable a toutefois marqué l’année : le choc d’avril 2025, suite aux annonces de Donald Trump. Malgré la nervosité initiale, la baisse du marché obligataire est restée limitée, et surtout la récupération a été rapide, en seulement 25 jours, ce qui montre une résilience bien supérieure à celle observée lors des crises précédentes.

image

Autre point important : l’essentiel de la performance annuelle s’est concentré sur le deuxième et le troisième trimestre (T2 et T3), ce qui confirme que le timing de marché reste un facteur clé, même dans un univers obligataire redevenu plus stable.

image

En T4, le climat de marché s’est nettement tendu avec une montée des inquiétudes autour du financement de l’IA, et surtout sur la capacité réelle des entreprises du secteur à monétiser leurs investissements et à générer suffisamment de cash-flow pour rembourser leurs dettes. Cette remise en question a pesé sur le sentiment des investisseurs, renforçant la prudence sur les actifs les plus exposés à ce thème.

Les fonds obligataire en détail

Parmi les fonds analysés, Visio apparaît comme le moins risqué, offrant une volatilité limitée et une exposition prudente aux marchés. À l’inverse, BEHY se positionne comme le fonds le plus risqué, avec des fluctuations plus importantes mais un potentiel de rendement supérieur.

image

Concernant Corum Butler, il n’est plus commercialisé, mais reste suivi pour sa maturité prévue en 2029, même si le gros du fonds devrait se réaliser plutôt entre 2027 et 2028.

image

Focus sur BCO et performance 2025

Le fonds BCO montre une fluctuation amoindrie par rapport aux actions, avec seulement deux années négatives depuis sa création. Toutefois, l’année 2025 a été plutôt décevante, confirmant que même les fonds prudents peuvent connaître des périodes de rendement modeste, surtout dans un contexte économique et géopolitique incertain.

image

Pour 2026, les perspectives indiquent un rendement attractif avec une allocation plutôt défensive, concentrée sur des actifs à maturité inférieure à 4 ans, ce qui permet de limiter le risque tout en maintenant un potentiel de performance intéressant.

image

La performance attendue pour 2026 devrait être en ligne avec celle de 2025, confirmant une stabilité des rendements malgré un contexte de marché prudent et des stratégies d’investissement défensives

SCPI : des rendements toujours attractifs

Le cœur de métier du groupe reste l’immobilier, et plus précisément les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), avec des rendements 2025 robustes qui permettent de maintenir l’intérêt des investisseurs.

Le secteur de l’immobilier et des SCPI a traversé une période difficile, 2023 étant la pire année depuis 2012, marquée par un ralentissement des souscriptions et un climat d’incertitude pour les investisseurs.

Depuis, on observe une remontée progressive des investissements, mais les niveaux restent loin des années records de 2019 et 2021.

image

En 2025, Corum a enregistré un volume d’investissement de 800 millions d’euros, signe d’une reprise soutenue mais encore prudente, avec une préférence des épargnants pour des placements stables et générant des revenus réguliers.

image

Intéressant à noter : certains immeubles acquis en 2025 n’auraient pas été achetés entre 2018 et 2020, car les prix étaient alors trop élevés et la collecte limitée. Avec la baisse des prix ces dernières années, ces biens sont désormais entrés dans la cible d’investissement, permettant de saisir des opportunités plus rentables et de renforcer la performance future du portefeuille.

image

Ces dernières années, le portefeuille a généré beaucoup de plus-values, se plaçant dans le top du marché avec une plus-value moyenne de 21 %. Ces gains sont redistribués rapidement aux investisseurs, que ce soit aux nouveaux participants (NP) ou aux participants existants (PP), généralement dans le mois qui suit la vente des actifs.

Performances des principales SCPI CORUM

image
  • CORUM Origin : rendement annuel de 6,50 % en 2025, poursuivant une trajectoire de performance régulière au fil des années.
  • CORUM XL : rendement de 5,30 %, légèrement en retrait mais toujours au-dessus des objectifs fixés.
  • CORUM Eurion : rendement de 5,73 %, confirmant la capacité à allier performance et diversification.
  • CORUM USA : 7,70 %, performance remarquable pour sa première année entière, même si elle inclut un effet de lancement.

Ces résultats illustrent la capacité de CORUM à capter des opportunités, notamment à l’international, et à maintenir des niveaux de rendement attractifs pour les souscripteurs de parts de SCPI.

Le fonds Corum USA a bénéficié d’un achat d’actifs offrant un rendement supérieur à 7 %, ce qui a permis d’afficher un rendement élevé dès son lancement, attirant l’attention des investisseurs à la recherche de performances immédiates et solides.

Le rendement élevé provient de l’effet relutif des premiers loyers : c’est à cause du délai entre l’acquisition d’un bien et le début effectif des loyers perçus. Dans le cas de Corum USA, les immeubles ont été achetés avec des baux déjà signés ou rapidement mis en place, mais la perception des loyers ne commence qu’après le délai de jouissance, c’est-à-dire après l’entrée en exploitation des biens ou la remise des locaux aux locataires.

Pendant cette période, la valeur comptable des biens est inscrite dans le fonds, mais les revenus locatifs ne sont pas encore intégrés. Dès que les premiers loyers sont encaissés, ils viennent augmenter le rendement initial du fonds, ce qui explique l’affichage d’un rendement élevé dès le lancement, malgré le démarrage récent de l’activité locative.

Focus sur Corum Origin

Le fonds Corum Origin a atteint son objectif de rendement de 6 %, mais il est important de noter que ce résultat est obtenu grace aux plus-values réalisées sur certaines ventes d’actifs.

image

Côté loyers, le rendement locatif moyen est légèrement en dessous de 5,95 %, mais il reste stable depuis 2022, assurant une source de revenus régulière pour les investisseurs et confirmant la solidité du portefeuille sur le long terme.

Focus sur Corum XL

Le fonds Corum XL affiche un loyer stable à 5,3 %, offrant une source de revenus régulière pour ses investisseurs.

image

Cependant, aucune vente d’actifs n’a été réalisée en 2025, en raison de l’impact défavorable du taux de change, qui est passé de 1,21 à 1,14. Ce décalage a retardé certaines transactions prévues, mais les ventes devraient se matérialiser en 2026, ce qui pourrait venir compléter le rendement du fonds

SCPI : Questions/Réponses

Question 1 : Attitude face à la menace russe

image

La société de gestion adopte une approche prudente face aux tensions géopolitiques, notamment la menace russe en Finlande et dans les pays baltes. Ces pays étant membres de l’OTAN, toute escalade pourrait déboucher sur un conflit armé, mais la société de gestion souligne que ce scénario relève davantage des préoccupations géopolitiques globales que de la sécurité directe du portefeuille de la SCPI.

Pour les pays baltes, l’exposition reste limitée à moins de 2,5 % du patrimoine. Une vente est en cours à Vilnius, et les contrats incluent une clause permettant le rachat par le locataire à la demande de la SCPI, assurant une protection supplémentaire aux investisseurs.

En Finlande, le portefeuille est plus important, mais les immeubles sont éloignés de la frontière russe, réduisant l’exposition directe au risque militaire. La société de gestion continue de surveiller la situation, tout en priorisant la sécurité et la rentabilité des actifs détenus.

Question 2 : Réaction face au télétravail et à l’IA

image

Le télétravail suscite désormais de moins en moins d’inquiétude. Les entreprises tendent à faire revenir progressivement leurs employés au bureau, ce qui contribue à stabiliser la demande pour les surfaces de bureaux classiques et à réduire l’incertitude pour les investisseurs immobiliers.

L’IA continue de transformer profondément le marché du travail et l’immobilier. Si des réductions d’effectifs sont envisagées dans certains secteurs, elle génère également de nombreuses opportunités de croissance. Dans l’immobilier, on observe par exemple une reconversion de bureaux en datacenters, ainsi qu’une forte demande locative pour les divisions spécialisées en IA, ce qui offre de nouveaux revenus stables et souvent à long terme pour les investisseurs.

Question 3 : Rendement face à la concurrence

image

ertains fonds affichent actuellement un fort rendement grâce à l’effet relutif des loyers. Ce phénomène se produit lorsque les premiers loyers perçus sur les immeubles acquis viennent augmenter la performance initiale du fonds, en augmentant temporairement le rendement global.

Avec le temps, cet effet diminue progressivement, et les rendements des parts convergent vers le rendement réel des immeubles, correspondant aux loyers stabilisés et aux plus-values normales.

Il est donc essentiel pour les investisseurs de comparer correctement le portefeuille, en distinguant la performance liée à l’effet relutif ponctuel de la performance durable générée par les loyers et la qualité des actifs sous-jacents.

Question 4 : Evolution des performances de Corum USA face à l’évolution du Dollars

image

Lors de la création de Corum USA, le dollar était à la parité avec l’euro. Depuis, le taux de change est passé de 1 à 1,2, ce qui influence directement la valorisation des immeubles et le calcul des loyers.

Pendant la phase de lancement, une baisse du dollar est en réalité bénéfique, car elle réduit le prix des immeubles exprimés en euros, permettant au fonds d’acquérir des actifs à moindre coût tout en conservant un rendement attractif.

Par ailleurs, les valeurs d’expertise des immeubles sont jugées plutôt bonnes, et la société de gestion communiquera ultérieurement sur ces évaluations, offrant une transparence sur la qualité et le potentiel de performance des actifs.

Question 5 : Investissement au Royaume-Uni, notamment Corum XL

image

La livre sterling a connu une forte baisse, ce qui a impacté la valorisation des actifs libellés en devises étrangères. Malgré ce contexte, le fonds a réalisé de gros investissements au T2 et T3, profitant de prix plus attractifs et d’opportunités de marché intéressantes.

Le terrain reste très propice à l’investissement, avec des actifs ciblés offrant un potentiel de rendement solide et une valorisation à long terme prometteuse, justifiant pleinement les acquisitions malgré la volatilité de la devise.

Assurance vie Corum Life et autres solutions d’épargne

image

Le fonds en euros reste performant

Le fonds en euros maison, disponible dans les contrats d’assurance vie et PER, continue de afficher une performance notable : 4,10 % net de frais en 2025, ce qui reste supérieur à la moyenne du marché malgré un léger retrait par rapport à l’année précédente.

image

Ce résultat renforce l’attractivité de l’offre CORUM pour les épargnants qui cherchent à combiner sécurité du capital et rendement intéressant, surtout dans un environnement où les taux bas ont longtemps pénalisé ce type de placement.

Les différents profils d’investissement en Assurance-Vie

CORUM ne se limite pas aux SCPI. Son offre d’assurance vie CORUM Life poursuit son expansion avec des profils d’investissement diversifiés :

image
  • CORUM Life Immobilier : 4,44 %, avec une forte exposition aux SCPI.
  • Corum Life Entreprises : davantage orienté vers l’investissement en obligations et actions d’entreprises, pour un profil un peu plus dynamique.
  • Corum Life Essentiel : formule prudente, axée sur la sécurité du capital et des rendements réguliers, tout en conservant une exposition modérée aux SCPI.
  • Rosetta : performance 2025 de 7,11 %, formule la plus dynamique combinant obligations, actions et immobilier.
image

Ces performances démontrent la volonté du groupe de proposer des solutions multi-actifs, équilibrant rendement et diversification, que ce soit pour préparer sa retraite, optimiser sa fiscalité ou faire fructifier son patrimoine.

Focus Corum Life Rosetta

CORUM Life Rosetta est l’une des formules phares de l’assurance vie CORUM Life, conçue pour offrir un équilibre dynamique entre performance et gestion du risque sur le long terme. Elle combine trois grands univers d’investissement : immobilier, obligations et actions, ce qui en fait une solution de diversification complète pour les épargnants. 

image

En 2025, **CORUM Life Rosetta a affiché une performance de 7,11 % net de frais de gestion, ce qui en fait la formule la plus dynamique et performante parmi les options proposées dans l’assurance vie CORUM Life. 

CORUM Life Rosetta est classée avec un niveau de risque modéré (échelle 3/7), ce qui reflète une volonté de limiter la volatilité tout en visant une performance supérieure à celle des formules plus prudentes. 

Questions & réponses de fin de webinaires

Valeurs d’expertise et stratégie de vente des SCPI

Les valeurs d’expertise des immeubles sont encore en cours de mise à jour, car des travaux sont en cours sur certains biens. Dans l’ensemble, elles devraient rester stables, bien qu’une hausse surprise ait été observée sur l’une des SCPI, ce qui pourrait impacter légèrement la valorisation globale.

Imposition et choix d’investissement

Pour les investisseurs français, l’imposition sur le revenu locatif et les plus-values est d’environ 6 %. Toutefois, le choix d’investissement ne se fait pas selon l’imposition, ce qui explique pourquoi le portefeuille continue de privilégier des actifs en France, tandis que des opportunités en Allemagne sont encore à l’étude. La France ne représente pas 40 % du patrimoine, mais sa part pourrait légèrement augmenter.

Motifs de vente

La société de gestion vend des immeubles pour plusieurs raisons :

  • Frais de plus-value : la commission n’est prélevée qu’en cas de PV, ce qui incite à optimiser le calendrier des ventes.
  • Évacuer un risque ou atteindre le potentiel maximal d’un immeuble.

Exemples récents :

  • Vente à Ulisse : suite au départ de Carrefour, l’immeuble était vide. La vente a été réalisée sans bail, générant toutefois une plus-value, tout en permettant de ne pas payer les charges.
  • Vente à Capri : le fonds a reçu une offre supérieure de 40 % par rapport aux modélisations, offrant une opportunité exceptionnelle.
  • Certaines offres ont été refusées lorsque les baux étaient longs et que le potentiel locatif restait intact, illustrant la prudence et la stratégie long terme.

Retour aux investisseurs

Comme le souligne Frédéric Puzin, le travail n’est pas terminé tant qu’il n’y a pas de retour effectif aux investisseurs. À ce jour :

  • 10 % des ventes ont été réalisées.
  • Ces ventes ont généré 25 % des plus-values distribuées, représentant le retour concret aux investisseurs pour l’instant.

Cette approche démontre une stratégie équilibrée entre optimisation des plus-values, gestion prudente des baux et respect du rendement attendu par les souscripteurs.